Un retour d’impôt, 7 façons avantageuses d’en disposer

Josée Jeffrey, D. Fisc., Pl. Fin.

À en croire deux récents sondages, l’un de Léger Marketing et l’autre d’Harris/Decima, près de 75 % des contribuables canadiens s’attendent à recevoir cette année un remboursement d’impôt, lequel s’élève en moyenne à 1506 $ par personne, précise de son côté l’Agence du revenu du Canada. Devant un si beau montant, il peut être tentant de se laisser aller à quelques folies.

Pourtant, les deux études démontrent qu’une bonne moitié de la population l’utilise à bon escient. En effet, Léger Marketing révèle que 37 % des ménages canadiens utiliseront leur remboursement à l’allègement de leurs dettes et 16 % l’investiront. Harris/Decima parvient à des résultats similaires : 22 % rembourseront leurs dettes et 23 % investiront le montant obtenu.

Pour l’autre moitié des contribuables qui hésite encore quant à la marche à suivre, voici quelques stratégies financières pour disposer avantageusement de ce remboursement.

1)      Rembourser ses dettes

En priorité, allégez votre fardeau financier. Attardez-vous en premier lieu au remboursement total ou partiel des dettes portant un taux d’intérêt élevé, comme celui d’une carte de crédit. Réduisez le solde de votre marge de crédit.

2)      Rembourser son prêt REER ou sa marge de crédit REER

Si vous avez emprunté pour contribuer à votre REER, utilisez votre remboursement pour réduire immédiatement le solde de votre prêt et continuez vos versements tel que prévu par la suite. Votre dette s’effacera plus rapidement et vous économiserez des intérêts.

3)      Rembourser son hypothèque

Accélérez le remboursement de votre hypothèque en effectuant un versement supplémentaire jusqu’à concurrence du pourcentage établi avec votre institution financière. Vous pourriez réaliser, à terme, d’importantes économies.

4)      Investir dans ses REER

N’attendez pas à la fin de l’année pour investir dans votre REER. Utilisez votre remboursement pour investir une somme additionnelle à votre REER, si votre maximum admissible vous le permet. Cotiser tôt a toujours son avantage sur le rendement à long terme de vos placements.

5)      Investir dans l’avenir de ses enfants

Vous avez de jeunes enfants ou des petits-enfants ? Investissez dans leur avenir en bénéficiant des subventions gouvernementales de l’ordre de 30 % pour les premiers 2 500 $ investis annuellement dans un régime enregistré d’épargne-étude (REEE).

6)      Assurer la sécurité financière des personnes handicapées à votre charge

Vous ou une personne à votre charge avez droit au crédit d’impôt pour personnes handicapées ?  Songez à investir votre retour d’impôt dans un régime enregistré d’épargne- invalidité (REEI) et bénéficiez des bons et des généreuses subventions offertes sur ces cotisations.

7)      Investir dans un CELI

Investissez votre retour d’impôt dans un compte d’épargne libre d’impôt (CELI). Respectez le plafond annuel de 5 000 $ afin d’éviter la pénalité de 1 % par mois sur les cotisations excédentaires.

Votre argent au bon moment

Attendez-vous en mai un remboursement qui vous aurait été plus utile plus tôt ? Redoutez-vous de jeter un œil à votre solde dû de peur d’y découvrir un montant trop imposant ? Un montant en créance ou en surplus trop important peut être le signe d’une planification déficiente. Dans ce cas :

1)      Ajustez vos retenues à la source

Si vous avez l’habitude de cotiser de façon systématique à votre REER, il est possible de demander à votre employeur de réduire vos retenues à la source. Pour ce faire, vous devez remplir les formulaires T1213 à l’Agence du revenu du Canada et TP-1016 de Revenu Québec pour obtenir préalablement une autorisation.

Une réduction d’impôt peut aussi être demandée pour les frais de garde au fédéral ou pour le paiement d’une pension alimentaire.

2)      Réclamez vos versements anticipés

N’attendez pas la production de votre déclaration de revenus pour demander votre crédit d’impôt pour frais de garde au Québec. Il vous est possible, si vous remplissez certaines conditions, de le recevoir par versements anticipés.

3)      Considérez votre dette fiscale

Si vous n’avez pas reçu le remboursement demandé, il est probable que votre montant ait été affecté au paiement d’une dette fiscale que vous pourriez avoir envers le gouvernement, tant au provincial qu’au fédéral.

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